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Didier Hartereau, l’homme à l’origine de KSO.

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KSO fête, ce 21 novembre 2016, ses 3 ans d’existence. Je vous propose de partager les motivations, les évolutions et ambitions qui ont accompagnées Didier Hartereau dans ce projet depuis ses débuts.


 Son parcours professionnel.

Ses motivations et les opportunités qu’il a vues dans le projet KSO.

  Son avis sur l’outsourcing.

Les profils dont il avait besoin pour démarrer KSO.

Les premières réponses du marché aux services proposés par KSO.

Les projets concernant l’avenir de l’entreprise.


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Bonjour Didier, peux-tu nous parler de ton parcours professionnel ante KSO ?     


dsc0018Après un BTS d’électronique de puissance en région parisienne et après l’armée, je suis parti travailler en Angleterre pour quelques mois en tant qu’ingénieur. Ensuite, j’ai travaillé un an et demi en tant que salarié pour une entreprise de distribution. Puis, pendant trois ans pour une société belge qui s’occupait de faire réaliser des économies d’énergies aux entreprises publiques ou industrielles.

C’est là que j’ai rencontré Loïc, avec qui j’ai beaucoup sympathisé ; il était commercial et moi technicien dans l’entreprise. Il a 17 ans de plus que moi et avait une longue expérience de dirigeant. Il désirait créer une nouvelle entreprise mais il ne savait pas encore dans quel domaine. Cela tombait bien car mon vœu le plus cher à ce moment-là était d’avoir ma propre entreprise. 

Nous avons quitté l’entreprise dans laquelle nous travaillions pour créer Vecteur Plus. Nous avions juste nos indemnités de licenciement, c’est-à-dire à nous 2 à peu près 15 000 euros. Autour du métier de veille de marché public, nous surveillions tout ce qui se construisait et tous les achats aussi bien publics que privés. L’entreprise a compté près de 200 personnes en France et à peu près autant à l’étranger. La société faisait, quand je l‘ai quittée en décembre 2011, près de 30 millions de chiffre d’affaires, avec 7 millions d’EBITDA par an. Après avoir tenu les rênes de l’entreprise pendant 17 ans, nous l’avons revendue à un groupe de presse.


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Quelles ont été tes motivations en ce qui concerne le projet KSO ? Quelles opportunités as-tu décelé ? Quelle est la plus-value que tu penses apporter ?     


dsc0018Mon cousin, Franck, qui est cambodgien, est venu en France et il m’a dit :  « écoute Didier, des gens comme toi on en a besoin au Cambodge » . Je suis arrivé au Cambodge en juin 2013 dans l’idée de faire une société telle que j’avais failli racheter à l’île Maurice : une société de BPO, business process outsourcing ; aussi bien au niveau du téléphone que de la saisie, avec du personnel cambodgien francophone ou anglophone.

Les salaires ici sont assez comparables à ce qu’on peut trouver dans les zones où la France fait aujourd’hui de l’offshore. On est un peu plus cher que Madagascar et moins cher qu’au Maghreb. Mais, je me suis assez rapidement rendu compte que même si au niveau tarif ça collait à peu près, au niveau expérience on était très loin de ce qu’on pouvait trouver sur le sol africain.

Donc, cumuler ce problème et celui du décalage horaire, ça représentait beaucoup de points faibles. J’ai étudié le projet d’outsourcing pendant près de deux mois et j’étais prêt à l’abandonner. Lorsque je demande à la jeune fille avec laquelle je faisais ce dossier quels étaient réellement ses projets et pourquoi elle était venue au Cambodge, je me suis dit que des gens comme elle, que je payais la main à la main à peu près 800 dollars par mois, il y en a pas mal ici.

Je me suis dis que ça pourrait avoir du sens de proposer aux entreprises françaises d’embaucher des français à moindre coût. Reste toujours le problème du décalage horaire, mais d’une faiblesse on peut faire une force.

En octobre 2013, on s’est lancé dans l’aventure. Je suis retourné en France pour aller voir quelques entreprises que je connaissais sur la région parisienne et nantaise pour leur proposer cette idée.


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Quelle est ton approche de l’outsourcing ?     


dsc0018L’outsourcing, en France, est souvent perçu comme la suppression d’emploi au profit des étrangers. Mais, j’ai rarement vu que ce soit dans mon entreprise ou ailleurs, que l’on licencie pour cette raison. A 97%, l’outsourcing est invisible parce qu’il s’agit de non embauche.

J’aime à penser que les entreprises performantes doivent outsourcer et qu’elles sont souvent celles qui embauchent le plus en France. La différence de coût de main d’oeuvre permet d’offrir plus de services aux clients et de gagner des points sur la concurrence.

 C’est aussi une soupape de sécurité, un fusible. Si jamais il se passe quelque chose, si vous perdez un gros contrat et que vous devez réduire le personnel vous commencez d’abord par réduire vos dépenses externes.


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Quels profils te semblaient nécessaires pour démarrer cette entreprise et la développer ?     


dsc0018Comme je ne sais rien faire seul, il a fallu d’abord que j’aille chercher quelqu’un plus proche de la compétence ressource humaine. C’est une technique que je ne connais absolument pas. Je sais beaucoup plus facilement licencier que recruter. Il me fallait quelqu’un avec un profil RH et administratif car j’exècre totalement l’administratif. J’ai trouvé Fanny assez rapidement et elle m’a rejoint. Elle avait déjà dirigé un service de ressources humaines au Cambodge.

Elle est un bras droit extrêmement compétent et c’est elle qui a constitué l’équipe que nous sommes aujourd’hui en répondant à nos besoins et ceux de nos clients.


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Quelles ont été les premières réponses du marché aux services proposés par KSO ?     


dsc0018Sans surprise, nos premiers clients recherchaient des solutions de développement commercial. Nous avons donc mis sur pied une équipe de téléopérateurs que nous avons formés. Nous avons été sollicités pour de la prise de rendez-vous, de la recherche de leads et de la qualification de fichiers.

Une partie du travail consiste également à de la recherche manuelle sur les réseaux sociaux pour que nos clients aient une meilleure approche de leur cible.

En automne 2015, une société nantaise spécialisée dans l’hébergement, la sécurisation des données et l’infogérance nous a sollicitée. Dans l’optique d’offrir à leurs clients un service support 24/7, nous complétons l’équipe de techniciens et les déchargeons des astreintes pénibles et coûteuses. C’est un partenariat fort qui a été mise en place avec le recrutement et la formation de plus d’une dizaine de techniciens support.


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Quels sont les projets concernant l’avenir de l’entreprise ?     


dsc0018Tout début 2017, nous lançons une première session de recrutement et de formation de chargés de veille média. Un des leaders français d’analyses des retombées médiatiques apprécie tout particulièrement le décalage horaire de 6 heures qui permet de livrer la prestation lorsque la France se réveille.

Nous lançons au cours du premier trimestre une offre de référencement de sites internet très compétitive.

Les excellents résultats obtenus et la qualité des ressources humaines qui ont intégré les bureaux de Phnom Penh, ont encouragé notre client nantais à poursuivre le développement de l’équipe.

Parallèlement, nos opérations de prestations téléphoniques continuent et nous épaulons aujourd’hui une dizaine d’entreprises dans leur prospection commerciale.

Enfin, dans le souci d’attirer de nouveaux profils et de fidéliser l’équipe en place qui pourrait se lasser de leur vie phnom penhoise, nous projetons d’ouvrir de nouveaux bureaux. A l’instar d’une agence de voyage très particulière, nous pourrons leur proposer de s’expatrier au Cambodge, au Vietnam ou ailleurs avec un contrat de travail dans la poche.


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Interview effectué par Valentin, rédacteur KSO.


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